chacun sa part

projet « à chacun sa part » Mr Danjou

 

I- LES DIAGNOSTIQUES (issus d’une réflexion collective dans le cadre de la préparation du projet d’établissement)

–         Les élèves ont du mal à libérer leur parole concernant la vie relationnelle, les discriminations, l’estime de soi.

–         Manque de connaissances / Connaissances erronées sur le capital santé et sur la sexualité

–         Elèves déconnectés de l

Le jardin exotique et botanique | Office de Tourisme Roscoff

a nature et des espaces verts délaissés dans l’établissement.

–         Difficulté de l’inclusion des élèves en situation de handicap.

Diagnostiques concernant le projet

1 Une grande majorité de nos élèves vivent au quotidien une absence quasi-totale de relation directe à la terre. Dans le meilleur des cas, ils en ont une brève expérience (se limitant en général à l’observation) dans un cadre familial, par exemple lors d’un séjour de « retour au pays » en période de congés. La plupart n’ont donc qu’une représentation très abstraite des cycles naturels.

2 Le site du lycée de la Tourelle bénéficie d’une superficie de terrain dont une grande partie, tout en étant entretenue (ce qui n’a pas toujours été le cas à ce niveau) n’est pas réellement valorisée, tant sur le plan esthétique que sur le plan de son potentiel productif ou de son utilité environnementale.

3 Des réalisations de certains collègues de la partie professionnelle sont restées « dormantes », inexploitées depuis des années alors qu’elles auraient pu être utilement mobilisées dans l’intérêt pédagogique des élèves. On constate notamment que la serre construite n’a pas été utilisée ni entretenue et pourrait être mise en service. Par ailleurs, du matériel de jardinage devrait déjà être disponible dans le lycée pour une action qui ne s’est jamais concrétisée.

4 Beaucoup de nos élèves semblent souffrir d’un déficit de connaissances voire d’une absence totale de conscience des liens existant entre la nutrition et le capital santé sur le long terme. En parallèle, ils semblent souvent avoir intégré des représentations erronées concernant la dimension économique du problème.

5 Bon nombre de nos élèves sont confrontés à d’énormes difficultés, à des incertitudes ou s’enferment dans des schémas très classiques lorsqu’il s’agit de construire un parcours d’orientation. Pour un certain nombre d’entre eux, cela peut être favorisé par le fait qu’ils n’ont pas l’idée « d’ouvrir leurs horizons » en termes de types de métiers.

II- NATURE DES ACTIONS ET OBJECTIFS PEDAGOGIQUES

Fleurs rustiques : liste - Ooreka

A- Création d’un jardin d’agrément et d’un partenariat avec la cantine

1 Plantes ornementales : sur quelques espaces sélectionnés pour leur visibilité (ex : talus autour de la cour de récréation), plantation de fleurs, arbustes, plantes grimpantes destinées à l’embellissement permanent du lycée.

Il s’agira de sensibiliser les élèves à l’importance d’un environnement fait de diversité végétale et à la dimension essentielle de l’esthétique pour la sérénité au quotidien.

2 Plantes potagères : sur un espace situé dans le prolongement du jardin japonais, mise en place d’un jardin potager avec une sélection de variétés de fruits et légumes adaptées aux conditions locales de climat et de sol. On accordera en particulier de l’importance à la découverte des variétés anciennes (possibilité d’un « partenariat » avec les jardiniers locaux), à la capacité à faire ses propres semences. Le projet reposera avant tout sur les principes de la permaculture, privilégiant donc les variétés de plantes capables de traverser au mieux la saison estivale sans soins particuliers. Il permettra, tout en étudiant les démarches de précurseurs emblématiques, de montrer aux élèves que comprendre au plus près les mécanismes naturels et en tirer profit sans brutaliser le vivant est à la portée de tous.

Il s’agira ici de permettre une meilleure compréhension du lien entre biodiversité et sécurité alimentaire de long terme face à l’illusion procurée par les principes de fonctionnement de la mondialisation sur la question de la disponibilité alimentaire.

3 Etude des processus de constitution des sols et de la pollinisation : à partir de l’observation régulière des plantes du jardin et des espaces d’ornement, sensibilisation des élèves au rôle essentiel joué par les organismes vivants dans les sols, par les insectes pollinisateurs, en particulier les abeilles. On pourra notamment envisager l’installation de ruches en un lieu restant à définir. Ceci devra se faire en tenant compte de la réglementation en vigueur et en définissant clairement les modalités de contrôle d’accès à la zone pour des raisons de sécurité (au moins autant pour les abeilles que pour les élèves…). On pourra aussi installer des « hôtels à insectes » ayant toute leur place pour faciliter leur étude ainsi qu’une utilité pratique dans la régulation des « nuisibles ».

On pourrait envisager l’intervention d’une personnalité éminente telle que Pierre Rabhi, ce qui permettrait en outre aux élèves de pouvoir débattre, au-delà des questions strictement alimentaires, autour de thèmes inhabituels (notions de décroissance, de sobriété heureuse…). On pourrait aussi envisager une sortie scolaire pour visiter une ferme telle que celle du Bec Helloin (Normandie) ou la ferme expérimentale de Grignon agroParistech (Versailles).

Il s’agira ici de faire comprendre aux élèves l’importance de la redécouverte des mérites d’une culture raisonnée, tant pour les grands systèmes agricoles que pour la pratique quotidienne du jardinier à titre privé.

4 Mise en place d’un récupérateur d’eau et d’un arrosage automatique (projet STI2D) : exploitation des ressources naturelles disponibles en insistant sur l’intérêt que représente l’eau de pluie par rapport à l’eau « traitée » du réseau, à la fois sur le plan écologique et d’un point de vue économique.

Il s’agira de sensibiliser les élèves aux évolutions des cycles atmosphériques dans le contexte des questionnements sur l’impact du réchauffement climatique : accroissement des contrastes pluviométriques, hausse des températures moyennes, augmentation de la nébulosité…

5 Utilisation de la serre (projet STI2D) : réalisation des semis de manière plus efficace et « sécurisée » par rapport aux « nuisibles » et stimulation de la croissance pour quelques plantations-test.

Il s’agira ici de faire visualiser aux élèves les différences de rythme de croissance et de maturation d’une même plante (ex : tomate) en pleine terre et sous serre. On pourra ainsi mieux appréhender le potentiel que représente ce principe adopté en milieu urbain, notamment sur les surfaces inutilisées des toitures de grands bâtiments (grandes surfaces, usines…)

6 Proposition de quelques menus servis à la cantine : à partir des récoltes effectuées par le groupe, il s’agira de proposer à certains moments de l’année des menus intégrant les produits cultivés dans l’établissement en communiquant sur le sujet auprès des élèves et personnels dans une optique de sensibilisation à la possibilité de faire coïncider contexte urbain et production alimentaire.

On pourra envisager ici une stratégie visuelle, pédagogique, de présentation des aliments de base composant le menu du jour servi à la cantine et même montrer à quoi pourrait se résumer la composition d’un plateau-repas en l’absence des insectes pollinisateurs.

Il s’agira ici de permettre de proposer un éclairage différent sur la place de l’individu en société : prise de conscience que le citoyen ne doit pas se sentir réduit à un rôle de consommateur et qu’il a un rôle à jouer pour lui-même mais surtout par sa capacité à transmettre aux prochaines générations leur « obligation » de réfléchir à la dangerosité d’un rôle « passif » sur la question alimentaire.

B- Mise en place d’une action de tri sélectif au sein de l’établissement

1 Réalisation d’un composteur : mise en place d’un processus de tri des déchets au réfectoire venant dans le prolongement d’une sensibilisation et accompagné d’une « charte de bonne conduite » signée par les élèves et affichée de manière permanente dans l’enceinte de la cantine.

Il s’agira ici de valoriser les déchets organiques récupérés pour un compostage utilisable dans le cadre des cultures potagères notamment, ce qui permettra de faire comprendre la notion de cycle de la matière organique jusqu’à la consommation des produits du potager et ainsi de sensibiliser les élèves sur les économies d’énergies qui en découlent dans le traitement des déchets.

2 Mise en place de procédures de collecte des matériaux recyclables : élaboration de stratégies susceptibles de mobiliser un maximum d’élèves et de personnels d’encadrement pour trier les matières telles que les papiers, les cartons, les métaux, les plastiques, le verre, les tissus, les piles, les cartouches.

On peut envisager d’établir un chiffrage de la valeur économique des matériaux collectés ou même de leur impact en termes d’emplois. Il sera utile ici d’établir un contact avec l’ambassadeur du tri et certains acteurs économiques de la filière.

L’objectif premier sera de faire visualiser à tous ce qu’une communauté humaine génère comme masse de déchets en tout genre, ce qui suppose, au-delà de la collecte, de pouvoir réaliser un chiffrage des quantités de matériaux de manière à pouvoir communiquer les chiffres (on peut par exemple envisager un affichage « télé » avec un rythme mensuel).

III- MODALITES PRATIQUES DE MISE EN ŒUVRE DU PROJET

1 critères de sélection des élèves : on donnera la priorité aux élèves de seconde et première qui ne sont pas ou sont peu soumis aux contraintes d’examen, en laissant toutefois une petite « porte ouverte » à la marge pour des élèves de terminale très motivés. Dans tous les cas, le sérieux, la motivation et un minimum de maturité seront exigés, à la fois pour la bonne marche du groupe de travail et pour des raisons de sécurité. Pour des raisons pratiques, il est souhaitable que le recrutement se fasse au sein des classes que les enseignants menant le projet ont en charge dans l’année. Pour trier les profils d’élèves, ils pourront être utilement épaulés par les PP des classes concernées.

Il serait souhaitable que les élèves du CVL soient associés au projet.

2 période de préparation : on peut envisager de faire démarrer l’action dès la première quinzaine du mois d’octobre, ceci pour des raisons de cycles naturels de la végétation. Il sera en effet nécessaire de respecter la saison à laquelle doivent s’effectuer certaines plantations.

3 précautions : les séances d’activités en extérieur devront se faire sur un créneau horaire où Mme David est présente et effectivement disponible, ceci en raison des risques réels de blessure avec les outils de jardinage ou des objets enfouis. On devra en outre par précaution s’assurer que tous les élèves sélectionnés ont bien un carnet de vaccination à jour.

4 matériel nécessaire : une liste de matériels de jardinage devra être établie en tenant compte de ce que l’établissement possède déjà, afin de pouvoir réaliser un chiffrage du budget nécessaire, tant pour démarrer l’action que pour assurer les dépenses courantes par la suite : achat de graines ou semis, produits biologiques divers, matériaux de drainage, etc…

IV- LIENS POSSIBLES AVEC LES CONTENUS DISCIPLINAIRES

  1. Histoire-Géographie : liens à construire en concertation en fonction des programmes.

2 SVT : liens à construire en concertation en fonction des programmes ;

3 Chimie : liens à construire en concertation en fonction des programmes.

4 SES : liens à construire en concertation en fonction des programmes.

5 Français : liens à construire en concertation en fonction des programmes.

6 Philosophie : liens à construire en concertation en fonction des programmes.

V- MODALITES D’EVALUATION DES IMPACTS DU PROJET

  1. consultation trimestrielle des équipes pédagogiques : on peut envisager, en retenant quelques critères simples, de mesurer l’impact que peut avoir la participation au projet sur les élèves concernés. Les critères retenus pourraient être notamment : la rigueur dans le travail, la motivation scolaire, le niveau de maturité, la capacité à se projeter sur le long terme, le degré d’implication dans la vie lycéenne…

2 consultation de l’élève participant à différents stades du projet : on peut construire un questionnaire destiné à mieux comprendre la manière dont les participants ressentent des effets positifs pour eux-mêmes ou leurs proches ainsi que sur les points faibles qu’ils ont détectés afin de pouvoir l’améliorer sur le long terme.

3 consultation des familles des élèves participant au projet : on peut effectuer un sondage auprès des familles concernées pour capter leur « ressenti » concernant l’évolution de leur enfant tout au long du projet, en particulier sur sa capacité à communiquer ses impressions, ses expériences. Le but, au-delà du profit pour les élèves, serait de pouvoir mesurer le potentiel de « contamination vertueuse » du projet auprès des proches.

VI- PLANIFICATION DU PROJET SUR LE LONG TERME

1 principe de parrainage entre élèves : on peut envisager une transmission d’expérience assurée par les élèves déjà intégrés dans le projet de manière à inclure des élèves « montants » motivés. Ce principe pourra par ailleurs créer ou renforcer des liens entre les niveaux et faciliter le dialogue entre élèves concernant la scolarité en général.

2 création d’un magazine « à chacun sa part » : la création d’un magazine présentant de manière mensuelle des points d’étape de l’avancement du projet serait un plus pour diffuser la connaissance de l’action et sensibiliser les esprits de la communauté scolaire par le biais de l’ENT et sous une forme papier.

3 création d’un club « à chacun sa part » : la création d’un club présentant sous diverses formes les objectifs, les réalisations, les évolutions du projet permettrait de mobiliser plus largement la communauté scolaire (élèves comme personnels) sur les enjeux des principes défendus au niveau sociétal. Un tel club pourrait en outre stimuler la curiosité, ouvrir les esprits sur l’échange d’expériences, tant au niveau national qu’international.

4 exploration des pistes en terme d’orientation, d’avenir professionnel: on peut envisager d’associer les personnels du CIO pour mieux comprendre les perspectives du secteur, à la fois en terme de production de produits et de filières de commercialisation, à l’image de certaines expériences déjà en œuvre, y compris au cœur de Paris.

5 matériel nécessaire : une liste de matériels de jardinage devra être établie en tenant compte de ce que l’établissement possède déjà, afin de pouvoir réaliser un chiffrage du budget nécessaire, tant pour démarrer l’action que pour assurer les dépenses courantes par la suite : achat de graines ou semis, produits biologiques divers, matériaux de drainage, etc…

6 éducation à la nutrition : à partir du constat qu’une partie de la jeunesse ne semble pas prêter attention à la façon de s’alimenter, possibilité de sensibiliser les élèves à l’influence de l’alimentation sur le capital santé à long terme et donc l’espérance de vie. On pourra y associer les collègues de SVT et l’infirmière voire la médecine scolaire.

7 éducation à la gestion de budget : dans l’optique de renforcer la maturité des élèves sur leurs futures obligations d’adultes, y compris de parents, possibilité de sensibiliser les élèves à la bonne gestion d’un budget, tout en leur démontrant que le défi peut être relevé sans sacrifice financier. On pourra ici mobiliser des collègues de SES et d’histoire-géographie travaillant conjointement.

MOBILISATION DES RESSOURCES

humaines, matérielles, financières

1 Collègues du lycée volontaires pour participer au projet

Vasseur Suzie, SVT

Stéphane Blanchet, arts appliqués

2 Sarcellois investis dans les associations liées au jardinage ou à la protection de l’environnement

3 Bailleurs sociaux désireux de soutenir l’initiative

Recenser et contacter les bailleurs sociaux désireux de fournir un appui au projet.

4 Budget éventuel alloué par la région IDF

Contacter les services de la région IDF pour obtenir un soutien financier afin d’acquérir les matériels nécessaires.

5 Parents motivés désireux de fournir des conseils, savoir-faire ou matériels

Miser d’abord sur les parents des élèves inscrits au projet puis élargir le cercle progressivement pour créer une dynamique plus large.

6 Moyens mis à disposition par la municipalité

Prise de RV avec l’adjoint chargé des questions d’environnement

7 Conseils d’autres établissements déjà investis dans un projet analogue

Identifier des collègues de Rousseau ou d’autres établissements pour obtenir des conseils utiles.

projet « à chacun sa part »

Étape 1 de démarrage : année scolaire 2020-2021

Mr Danjou

Le projet, qui doit mobiliser un petit groupe d’élèves volontaires et motivés, recrutés en classe de seconde, doit fonctionner dans sa première phase sur un rythme de 0,5 heure/semaine, ce qui, pour des raisons pratiques devra s’organiser comme une heure/quinzaine ou idéalement 2 heures/mois (scénario retenu dans mon calendrier prévisionnel).

En tenant compte des contraintes d’emplois du temps, le créneau horaire retenu est celui du jeudi de 16h à 18h.

Durant la semaine 3 ou 4 de septembre, le recrutement des volontaires pourra se faire par une brève présentation du projet et de ses objectifs aux classes de seconde (en amphi ou par passage dans les classes). Une fois les volontaires identifiés, selon le nombre, il sera peut-être nécessaire d’organiser des entretiens individuels pour mieux cerner la solidité des motivations et le sérieux afin de ne retenir qu’un groupe d’élèves responsables (une quinzaine au maximum).

Les classes de seconde disponibles sur le créneau horaire retenu sont les suivantes : secondes 2, 4, 5, 6, 8.

Une fois le groupe constitué, il sera nécessaire d’identifier une plage horaire toujours disponible permettant la continuité du travail durant toute l’année. Une salle (petite salle suffisante) devra être disponible sur cette plage horaire pour certains aspects du projet qui devront se faire à l’intérieur.

La salle B 205, disponible sur le créneau horaire, sera idéale par la présence de l’armoire contenant mes réserves documentaires.

Elèves de seconde volontaires inscrits au projet

Nafulu Christève – 2nd 2

Bournane Maroua Nihad – 2nd 5

Touré Massingo – 2nd 5

Ayturk Yunus – 2nd 5

Daoumane Salma – 2nd 6

Arif Fazeel – 2nd 6

Alexander Edwige – 2nd 8

Diakhite Diako – 2nd 8

projet « à chacun sa part »

Étape 1 de démarrage : année scolaire 2020-2021

Calendrier prévisionnel

L’organisation du travail, par séances de 2 heures, sur le créneau horaire du jeudi de 16h à 18h, pourra se faire selon le calendrier suivant, qui reste à ce stade indicatif et certainement sujet à modifications, notamment pour des raisons liées à la météo.

Séance 1

En intérieur et extérieur

La première séance, programmée le 8 octobre (semaine 41) pourra être consacrée à la construction plus fine des objectifs en concertation avec les élèves. Il s’agira dans un premier temps de s’appuyer sur leurs éventuelles expériences, sur leurs goûts, leurs attentes, pour décider des priorités.

On pourra ainsi opter plus pour l’aspect plantes ornementales que pour les plantes potagères, qui nécessiteront une mise en place des buttes de permaculture pour l’année suivante. Ceci mobilisera des talents plus « artistiques » pour planifier la dimension esthétique des plantations. Les talents de dessinateurs seront donc les bienvenus pour visualiser l’aspects final.

Préparation de la séance 2 : recherches des élèves sur les caractéristiques et besoins d’une plante d’ornement et une plante potagère chacun. Chaque élève constituera une « fiche technique » pour les plantes concernées. Ces fiches resteront dans un classeur et devront comporter un espace d’évaluation du « destin » de la plante (éléments positifs ou négatifs pour conserver une expérience sur le long terme)

Le but est que chaque élève transmette aux autres ses résultats pour intégrer de façon pertinente chaque plante dans le projet.

Séance 2

En extérieur

La seconde séance, programmée le 5 novembre (semaine 45) pourra être consacrée à la collecte et à la mise en place des matériaux (bois morts, feuilles mortes, etc…) nécessaires pour constituer des buttes de permaculture qui seront utiles en début de printemps pour des plantations de plantes potagères. Ce travail sera l’occasion d’une réflexion sur le choix des emplacements et l’orientation des buttes par rapport aux types de plantes envisagées et à leurs exigences respectives (ensoleillement, besoins en eau, nécessité de drainage du sol, etc…)

On pourra aussi planter les quelques plantes ornementales retenues dans des emplacements sélectionnés pour être visibles depuis la cour et les couloirs de circulation qui la bordent.

Le but est de pouvoir dès le printemps, visualiser les premiers résultats du projet, si possible par un fleurissement de ces espaces.

Préparation des séances 5 et 6 : Installation d’une plaque de plexiglas sur le milieu d’une butte de permaculture pour pouvoir visualiser, photos à l’appui, de processus de constitution du sol (désagrégation de la matière végétale, travail des insectes fouisseurs et des lombrics, etc…)

Le but est pouvoir mieux comprendre l’importance du processus pour assurer une bonne fertilité des sols, en comparant la chose à la logique destructrice du modèle de l’agriculture mécanisée productiviste.

Séance 3

En intérieur et extérieur

La troisième séance, programmée le 3 décembre (semaine 49) pourra être consacrée à l’observation de l’évolution de la butte (prise de photos, identification des composants).

On pourra aussi visionner un documentaire permettant de comprendre les principes fondamentaux, les motivations, les objectifs et les résultats de la permaculture expliqués par Sepp Holzer, pionnier de la pratique au cœur des Alpes autrichiennes.

Le but est de pouvoir appréhender comment, tant d’un point de vue économique que d’un point de vue « philosophique », ce système fonctionne et offre des perspectives qui questionnent nos sociétés de « l’abondance assurée ».

Préparation des séances 5 et 6 : réflexion collective sur les associations de plantes qui seraient les plus adaptées au moment de la plantation sur les buttes. Quelles places pour les légumes ? Où situer les arbres fruitiers ? Quelles plantes « sauvages » laisser s’installer pour obtenir les meilleurs résultats ?

Le but est pouvoir, en s’inspirant de la vision de Sepp Holzer, s’approprier la méthode en l’adaptant au mieux aux conditions de sol, de relief et d’exposition des espaces du lycée.

Séance 4

En intérieur et extérieur

La quatrième séance, programmée le 14 janvier (semaine 2) pourra être consacrée à l’observation de l’évolution de la butte (prise de photos, identification des composants).

On pourra aussi procéder à la réparation de la serre de STI2D présente dans le jardin japonais, en prévision des semis qui seront nécessaires au printemps pour le projet.

Préparation des séances 5 et 6 : réflexion collective sur l’aménagement de la serre et les éléments nécessaires à son fonctionnement le moment venu.

Le but est pouvoir mobiliser un maximum de ressources disponibles en réduisant les coûts au minimum. On pourra par exemple s’interroger sur la récupération de graines, sur la réutilisation de pots, sur le détournement de leur usage de récipients très adaptés aux semis, etc…

Séance 5 et 6

En extérieur

Les cinquième et sixième séances, programmées les 11 et 25 mars (semaines 10 et 12) pourront être consacrées aux préparations des semis de diverses plantes (légumes, fruits, ornement) retenues dans le projet.

Elles pourront aussi être consacrées à l’observation de l’évolution de la butte (prise de photos, identification des composants).

Préparation de la séance 7 : observation des stades de croissance des semis, photos à l’appui, pour constituer une galerie de photos avec les dates (possibilité d’une mini exposition au CDI ou ailleurs), ainsi qu’une galerie pour l’évolution de la butte et le début de montée de sève des plantes d’ornement.

Le but est pouvoir sensibiliser les élèves du lycée à la question environnementale en s’appuyant sur du concret, tangible dans leur espace de vie lycéenne.

Séance 7

En intérieur et extérieur

La septième séance, programmée le 15 avril (semaine 15) pourra être consacrée à l’observation de l’évolution de la butte (prise de photos, identification des composants).

On pourra aussi procéder aux soins nécessaires pour la bonne croissance des plantes : désherbage manuel si nécessaire, binage pour aérer la surface du sol, détection des insectes ravageurs, etc…

Préparation de la séance 8 : réflexion collective sur les méthodes à employer pour tirer le meilleur parti des plantes tout en respectant strictement la biodiversité.

Le but est de provoquer une prise de conscience que le partage des ressources, au sein du vivant, est une nécessité qui n’entrave pas la prospérité.

Séance 8

En intérieur et extérieur

La huitième séance, programmée le 27 mai (semaine 21) pourra être consacrée à un bilan des résultats obtenus, tant pour les plantes d’ornement que pour les légumes et les fruits (prise de photos, collecte de fleurs, fruits et légumes).

On pourra ainsi présenter à la collectivité des éléments de résultats sur le projet, ce qui permettra de mettre à l’honneur les participants. Il pourrait aussi être pertinent d’inviter « officiellement » les parents des élèves concernés, de manière à infléchir positivement l’image renvoyée par le lycée. Le simple fait de voir des élèves investis et ayant réalisé des choses durables peut être ressenti positivement.

Cela pourrait se faire comme un parcours, guidé par les membres du groupe, expliquant eux-mêmes à leurs camarades et parents les grandes étapes de leur travail durant l’année et l’éventuel profit qu’ils en ont retiré.

Le but final, au-delà des connaissances acquises qui peuvent être mises en lien avec plusieurs disciplines (histoire-géographie, SVT, chimie, SES, Français, philosophie) est de montrer comment, avec des moyens modestes mais de l’énergie et de la bonne volonté, il est possible de bâtir, d’être constructif, de modeler son cadre de vie tout en comprenant les mécanismes complexes et fragiles qui assurent notre subsistance alimentaire et notre capital santé.

Il s’agit également, tout en amenant les élèves impliqués vers plus de maturité et de confiance en eux, de les rendre fiers d’avoir contribué à redéfinir positivement l’image du lycée.

Le projet pourra enfin être utile, par les dynamiques qu’il met en œuvre, à la reconstruction des liens entre la communauté scolaire et les parents.